Rencontre avec Mickaël Citony

19 décembre 2012 - 21:14

On pense « argent, paillettes et strass... ». Dans la vie magique du footballeur, tout semble facile, tout fait rêver. Bien sûr que l'histoire peut être parfaite, idyllique même, mais pour combien d'entre eux ? La carrière des autres joueurs, pas la parfaite, celle de tous les autres, se découvre plus souvent parsemée de hauts, de bas, il touche les étoiles, le fond l'année suivante, il s'accroche, il revient, il se blesse gravement parfois, il rejoue mais le sort s'acharne, autrement mais de nouveau... Et si on pensait alors que le courage, la ténacité et le non-renoncement pouvaient aussi bien décrire ces personnages animés d'une vocation hors norme.

Mickaël Citony, 32 ans, attaquant du Pontet (il a inscrit son 4e but samedi dernier), fait partie de ces joueurs qui avaient tout ; la jeunesse, le talent, l'espoir. Autre chose importante du milieu ; être au bon endroit, au bon moment... Charismatique,  sympa et humble, c'est à l’AS Cannes qu'il se forme et joue jusqu'à l'âge adulte (club mythique pour avoir accueilli les Zidane, Viera et autres...). Entouré de joueurs nés en 79-80, une génération talentueuse, « promotion exceptionnelle », dit-il, il se voit rapidement offrir un contrat par le Stade Rennais, un engagement que ni lui, ni la formation azuréenne ne peuvent refuser. 5 ans de contrat. A seulement 18 ans !

Le club breton se révèle grandiose, impressionnant, de beaux souvenirs pour Micka (surnommé par tous « Cito »), qui s'intègre royalement grâce à la générosité des David Sommeil et Lamine Diatta « ils m'ont accueilli à bras ouverts, moi le petit mais quand on est jeune, on est impatient » Pressé de jouer, de prouver, Paul Le Guen « recruté trop tôt » dira t-il, ne lui laissa jamais cette chance, c'est après un an et demi à enchaîner les matchs avec la réserve qu'il quitte l'Ouest pour St Etienne.

Si on lui demande aujourd'hui de raconter sa plus belle période de foot, la plus marquante, son plus beau trophée, tout ramène à l'époque stéphanoise, à cette formidable saison 2004/2005 où il décroche un titre de champion de Ligue 2 « une euphorie inoubliable, un soutien énorme derrière nous, on était sur une bonne dynamique. » Les résultats, le coach, les amitiés, tout s'est véritablement joué cette année là...

« Durant une carrière, on se fait des amis, mais les plus belles périodes marquent ». De cette aventure incroyable se scellera l'amitié déjà démarrée avec son coéquipier Hérita Ilunga (rencontré en formation à Rennes) et une profonde reconnaissance envers son ancien entraîneur, Frédéric Antonetti, « J'ai aimé sa franchise, je n'oublierai jamais les paroles qu'il m'a tenues, il m'a appris la gagne et que le football est une chance. Je le remercierai toujours... »

Voilà, l'histoire est un rêve, on y est, tout est parfait, pourtant... la suite de son cv découvert sur Wikipédia lui donne encore une finale de Coupe de France l'année suivante (avec Sedan) ; joli moment de gloire qu'il aime se remémorer avant la suite, une suite plus difficile et compliquée.

L'exil, la vie de nomade, les expériences ici, ailleurs, trouver un contrat, ne plus être aussi respecté, garder la confiance, les blessures qui se succèdent, graves plusieurs fois, Mickaël n'a jamais lâché, jamais renoncé, il a entendu les critiques, mais n'a pas voulu capituler. Et ni à ce jour... « Je me bats, je me suis battu pendant plusieurs années, pour revenir, pour avoir le niveau, je suis ici sur le terrain au Pontet. » Au sein de l'effectif du club depuis septembre, il profite maintenant de sa douce revanche, de faire chuchoter ceux qui l'ont cru fini et retrouve du plaisir à jouer avec des coéquipiers comme Anthony Guise ou Romain Philippoteaux (à eux trois, ils comptabilisent 18 des 24 buts inscrits par la meilleure attaque du groupe C de CFA).

Sur le podium avant Noël, premier objectif atteint, désormais le rêve de monter en National devient possible, l'espoir grandit après chaque match gagné, Micka et ses nouveaux partenaires, eux, veulent y croire...

 

Clin d'oeil pour Mickaël: Frédéric Antonetti « il a fait partie intégrante de la réussite, a participé activement à la remontée avec St Etienne cette saison là, c'est un gentil garçon. Ce groupe avec Mickaël reste un de mes meilleurs souvenirs d'entraîneur, nous sommes toujours ravis de nous revoir et d'évoquer cette aventure. »

 

Mickaël, vu par son entraîneur Pierre Bernard : « il nous a apporté une grande efficacité devant le but avec une bonne vitesse gestuelle, il débloque aujourd'hui beaucoup de matchs. Débarqué chez nous, après de nombreuses galères, Mickaël est de mieux en mieux physiquement. Avec son expérience, il s'est fondu rapidement dans l'effectif et nous fait un bien fou. »

 

Anecdote :

Hérita Ilunga (passé par Rennes, St Etienne ou encore West Ham), son ami : « Nous sommes de la même génération, on s'est d'abord connu et côtoyé à Rennes en formation. Micka est une grande gueule, il anime beaucoup le vestiaire, il aime être dans la provoc, c'est très drôle de voir Cito s'énerver ! Je me souviens d'une fois à St Etienne où il est arrivé en catastrophe avec un pantalon froissé comme il n'est pas permis ! Toute l'équipe l'a chambré, il a vite pété un plomb d'autant qu'il faut préciser que ce jour là, il a eu une altercation avec Julien Sablé et a fait un entraînement moyen. Moi, çà m'a fait rire, car Micka est susceptible alors qu'il adore mettre les gens dans des situations pas possibles, emmerder le monde (lol) ! »

Il poursuit « Micka est très généreux sur le terrain et dans la vie, il n'a pas eu de chance. Là, il prouve au Pontet. Lui et moi, on se retrouve toujours. »

2e Anecdote:

Mickaël : « Je me souviens quand j'ai été transféré à Rennes, à 18 ans, j'avais un crédit voiture pour une 306 et j'arrive au parking des joueurs, déjà j'ai été surpris qu'un gars de la sécurité m'accueille, mais en plus il me regarde et me lance : « Oh les jeunes, allez vous en, ce n'est pas ici », j'ai dû d'abord expliquer que je venais de signer au club et j'ai compris ensuite en voyant les voitures luxueuses que j'arrivais très jeune dans un autre monde ! »

« A Cannes, j'étais surnommé Chicago en raison de la tête de taureau des Chicago Bulls qui a toujours l'air en colère comme moi (lol). »

Mickaël dédicace ses buts à son fils

L'Echo:

Les supporters pontétiens ont pu remarquer que Micka dédicace tous ses buts à son fils, âgé de deux ans, en embrassant le prénom de celui ci qu'il a fait tatouer sur son avant-bras gauche.

 

 

Un article rédigé par Laurence Gauthier-Piocelle

Commentaires

Fabrice Kpadenou 7 janvier 2013 11:49

cool et impressionnant

3-1
S.C DRACENIE / USP 2 DHR SENIORS environ 3 heures
S.C DRACENIE / USP 2 DHR SENIORS : résumé du match environ 3 heures
1-3
USP 1 DH U15 / Efc Frejus St-rapha 7 jours
USP 1 DH U15 / Efc Frejus St-rapha : résumé du match 7 jours
0-7
USP 3 PHB / JONQUIERES SC 7 jours
USP 3 PHB / JONQUIERES SC : résumé du match 7 jours
2-4
ISLE BC / USP 2 EXCELLENCE U17 7 jours
ISLE BC / USP 2 EXCELLENCE U17 : résumé du match 7 jours
2-4
USP CFA / MARIGNANE GIGNAC FC 8 jours
USP CFA / MARIGNANE GIGNAC FC : résumé du match 8 jours
1-2
USP 3 PHB / ENTRAIGUES ES 13 jours
USP 3 PHB / ENTRAIGUES ES : résumé du match 13 jours
0-3
USP 3 U15 HONNEUR / AVIGNON CFC 13 jours
USP 3 U15 HONNEUR / AVIGNON CFC : résumé du match 13 jours
1-7
U.S. SANARYENNE / USP 1 DHR U17 15 jours

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 1 Dirigeant
  • 2 Entraîneurs
  • 22 Joueurs
  • 40 Supporters

Aucun événement